mercredi 13 mai 2009

Le bel aventure de l'Ecole de Français à Kep continue et rencontre du succès!

Voilà que ça fait maintenant déjà trois mois qu'on a ouvert l'école de français à Kep et les enfants sont toujours là avec une grande envie d'apprendre. Si vous voulez en savoir plus, voilà notre site d'Internet www.ecolepourtousaucambodge.org qui est en ligne depuis un mois et qui nous permets de mettre à disposition les nouvelles de la façon complète dans les "news letters".


Nous sommes heureux de voir l'assiduite de nos enfants, cela nous remplit avec une joie enorme. C'est un bonheur de travailler avec eux.

mercredi 4 mars 2009

Kep en photo

Une des toute premieres heures de l'Ecole. Nous avons eu la chance d'acceuillir Sabine, une Francaise, qui a differents projets d'ecole de dessin ici et en France. Donc elle a amene du papier, des couleurs et hop! on a commence a dessiner ..
ahhhh ... les enfants, notre fierte!
la plage de l'ile de lapin ... un coin paradisiaque, loin du trouble de la civilisation...
Vu de l'ile de Lapin sur Kep ...
Et le marche de Kep qui se trouve dans le "vieux casino" - effectivement un vieux casino qui est en ruine ...
Si vous voulez voir plus de photos, venez sur ma page de Facebook!

Ma destination ...

Mes ami(e)s ! Un grand Bonjour à vous tous !
My friends ! Big Hello to you all !

Long time ago you didn’t heart anything about me and my way of travel. But, how we say? No news, good news, isn’t it? And I’m telling the same about you, my friends, no news, good news.
Vous savez comme moi, que parfois, on est pris dans le courant de la vie, on doit prendre des décisions et assumer les conséquences.


C’est la vie, comme on le dit si joliment.


Voilà que j’ai pris une grande décision il y a maintenant bientôt deux mois. La décision de m’installer à Kep.
Kep, le magnifique Cap du Cambodge.
Kep, le petit paradis sous le soleil tropique, au bord de la mer où il n’y a rien à faire.
Kep est un petit village pêcheur, lequel était - avant les khmers rouges - une station balnéaire très fréquentée par la société aisée de Phnom Penh et surtout par les expatriés français. Avec la guerre, toutes les belles villas ont été détruites et encore aujourd’hui on aperçoit partout ces beautés du temps passé en ruine, des carcasses avec ses trous de balles, abandonnées et laissées au peuple cambodgien squatteur.
Et c’est ce qui donne le charme.

L’atmosphère ici, sous les tropiques, est classique : le monde s’active tôt le matin vers 5h30 pour profiter du temps un peu frais ; midi est égal à la pause de sieste (il fait chaud quand même) et on finit la journée vers 17h30, le soleil se couche vers 18h.
Et quelle coucher du soleil ici…tous ces couleurs qui déforment d’abord le ciel, puis l’eau, puis le paysage pour devenir, petit à petit, une nuit obscure avec un million d’étoiles.


C’est une des raisons pourquoi j’ai laissé un bout de mon cœur ici.

Une raison de plus pour que mon cœur se soit accroché ici est le peuple khmer. Ici à Kep, les habitants (environ 250) sont encore assez naturelles, assez authentiques et pas encore déformés par le capitalisme dévastateur. Les commerçants jonglent avec des montants de 500 riel (0.13$), 1000 riel (0.25$), 2000 riels (0.5$), 4000 riels (1$) et la vie continue d’une journée à l’autre dans un rythme 100% égale aux tropiques. Les khmers sont gentils, adorables, accueillant, un peu paresseux certes, mais dans l’ensemble, ils sont heureux dans le cadre basic qu’on les laisse vivre.

Une autre raison ce sont les petites montagnes dans la campagne kepois, tout près d’ici. Un parc naturelle protégé où les singes, les oiseaux magnifiques se laissent vivre et où il y a une faune à couper le souffle. Et dans ces montagnes, des caves profondes, exploitées avant notre ère par un grand peuple pré-ankorien, asiatique. Un mot : Idyllique.

Puis, la raison la plus importante pourquoi je m’installe ici: les enfants du vieux village de Kep.
J’ai fait connaissance de ces enfants du vieux village de Kep dès la première journée, en arrivant.
Ces enfants aux sourires larges et aux yeux brillants, mais aux dents pourris et aux pieds sales. Ces enfants qui ne connaissent rien d’autre que la misère et des maux de ventre et dents, mais qui restent heureux et joyeux. De les rencontrer est un vrai bonheur parce qu’ils te font des signes de coucou, parce qu’ils crient « hello hello » de loin, parce que quand ils sont en train de jouer dans les champs, ils arrêtent leurs jeux pour te faire des grands sourire.

Quand je suis arrivée à Kep, je venais de quitter ma petite île préférée du Cambodge, Koh Teteung. Une île, sur laquelle mes amis Karim et Ariane sont en construction de bungalows et honnêtement, ils ont trouvés l’endroit le plus magique du Cambodge : un lieu où la paix règne...incroyable.

A Kep, le premier jour, je rencontre Sok. Un Franco-Khmer qui s’est installé ici pour y construire une petite école de français. Une petite école pour permettre à ces enfants aux sourires larges et mains sales d’apprendre cette langue qui est très présent dans leur environnement, à Kep.
En effet, tous les guesthouses, tous les « business » ici sont tenus par des français, des belges. Et entre parenthèse, il y a même un suisse allemand (un des 60 Suisses installés en Cambodge) qui sait parler parfaitement le français. Le tourisme, les voyageurs qui viennent à Kep sont originaires principalement des pays francophones.
Voilà pourquoi ce projet d’école ici.

Parce que ces enfants aux sourires larges et mains sales, dont les parents sont souvent pêcheurs, motodop, tuk-tuk driver ou petit commerçant avec un cochon et une vache n’ont pas d’autres perspectives que de reprendre les activités de leurs parents. Un cercle vicieux, pauvre et sale.
Nous avons ouvert l’école il y a deux semaines. Déjà 90 élèves d’inscrit. Un succès phénoménal ! Comme si tous les enfants sont conscients que parler une langue supplémentaire est un avantage énorme en Cambodge.
Nous donnons des cours de français, lié à des questions d’hygiène et à des questions sociales, culturelles et environnementaux à des enfants de 6 ans jusqu’à 18 ans.
Un gros travail pour seulement deux profs.

Pour l’instant, nous faisons avec les moyens du bord : les cours sont donnés sous une chaumière, gentiment prêté par le papa de Sok, nous disposons de chaises et des livres donnés par le Centre Culturelle Français à Phnom Penh et nous avons trouvé un premier petit fond de 700$ pour équiper l’école avec les premiers besoin comme un trousseau avec stylos et crayons pour tous et des cahiers, deux tableaux et du papier avec ciseaux et colles pour bricoler.
Il reste encore beaucoup à faire.

Car les enfants ici qui naissent dans une famille pauvre sans éducation est souvent livrés à soi-même, à des maladies, à des problèmes hygiéniques, problèmes familiaux, sociales et intellectuelles sans savoir que les khmers, il y a 500 ans, était un des peuples les plus puissants du monde.

Sok et moi (et pour ajouter à tous les curieux qui vont lire ma lettre, c’est une personne qui est devenue un vrai AMI!), nous travaillons avec Cindy Morillas, jeune étudiante française qui est en échange d’un semestre d’étude à Phnom Penh. Ce projet lui a tenu à cœur et elle s’est investie sans relâche dans la préparation du dossier de « demande de fond ». Car, si nous voulons ouvrir l’esprit de la population ici, il nous faut des moyens.
Des moyens pour agrandir l’école, acheter un PC avec imprimante, peut-être une photocopieuse, mais ils nous faut également des moyens pour faire la prévention auprès les parents, la prévention sanitaire et l’animation culturelle.
Le Cambodge est un pays avec des contrastes énormes. Jamais je n’ai vu des différences si grandes entre riches et pauvres. Pourquoi c’est devenu comme ça ?

L’explication est très simple dans mes yeux :
Après le plus grande auto génocide du monde, la terre entière devait avoir honte d’avoir laissé passer un tel horrible massacre. Aujourd’hui, le Cambodge est le pays qui reçoit le plus d’aide international. C’est incroyable quand on entend qu’il reçoit des centaines de millions de dollar pour combattre la pauvreté. Et il y en a ici, la pauvreté.
Ce qui est donc si tragique est la p***** de corruption. Hier encore, j’ai vu un gros 4x4 Toyota tout neuf, stationné devant l’hôtel le plus chic ici à Kep, avec l’inscription ONG Norvégien. Et avec 2 Cambodgien et un Western boy. Comment expliquer ça au peuple pauvre du Cambodge que ces gens là sont ici pour les aider ? Ils ne peuvent pas le croire, si ? Ce n’est pas logique, si ?

Et il n’y a pas seulement les ONGs qui abusent de l’argent. Il y a aussi la politique qui se met plein dans les poches. Les militaires contrôlent encore aujourd’hui une grande partie des entrées financières en Cambodge ; on peut commencer ici à Kep où ils contrôlent le port d’où les bateaux partent sur Koh Tonsay, l’île de lapin, très sollicité dans le guide de Routard et Lonely Planet.
J’ai trouvé ma conviction. J’ai trouvé une raison qui me rend heureuse. Un chemin que je me suis imaginée depuis longtemps.
Et je suis partie pour me battre contre la injustice de ce pays, cette injustice qui veut tenir le peuple cambodgien dans l’ignorance. Pour combien de temps je resterais ici…. j’en ne sais strictement pas. Le temps qu’il en faudrait en tout de cas.

Je vous laisse en annexe le projet de financement pour cette école qui est devenu ma vie actuelle. Jetez y en œil et si vous avez des suggestions à faire, des connaissances qui peuvent m’aider à récolter de l’argent, ou si jamais vous connaissez quelqu’un qui voudra bien faire de bénévolat, écrivez moi ! Ici, nous sommes contente de chaque aide, de chacun qui voudrait donner un peu de temps.

Je suis en train de traduire le projet en allemand et plus tard en anglais.
Si jamais, pour ceux qui veulent me joindre, j’ai un numéro de téléphone.
C’est le numéro 00855 89 495 028.
Mon adresse postale pour tous ceux qui veulent m’envoyer un peu de neige des Alpes, du fromage ou du chocolat (mon palais gourmand souffre tout de même et le manque de toutes ces bonnes choses délicieuses me manque un petit peu), mais aussi d’autre fourniture d’école comme cahier, stylos, papier blanc, colle, scotch ou autre, voici mon adresse postale:

Sarah Dohr
c/o Fam. NGO-SISOWATH
#94E1, Rue 108, Daun Penh
Phnom Penh, Cambodge

Comme avec tous les pays sous-développés, avant chaque envoi vous devez quand même me donner un coup de fil ou un message pour qu’on puisse organiser la bonne réception.
Je suis arrivée à la fin de mon histoire que je vis depuis bientôt deux mois et j’espère que j’ai pu vous amener à voir le Cambodge en travers de mon récit.

Je vous souhaite à tous des très belles journées à venir,
Gros bisous depuis le Cambodge
Sarah


jeudi 15 janvier 2009

Nouvelle année - nouvelle chance

Mes cher(e)s ami(e)s,

On écrit déjà 2009? Déjà ?
Avec mes excuses pour le retard, je vous souhaite tout le meilleur pour vous et vos familles, et que cette nouvelle année vous apporte la santé, le bonheur et l’amour.

Il faut que je souligne que le passage à cette nouvelle année s’est passé un peu trop discrètement ici à Kep, dans la réalité tout à fait asiatique. On ne fête pas particulièrement la nouvelle année occidentale, au contraire, on se fie plus à la fête de fin d’année chinoise … qui va avoir lieu fin de ce mois janvier. Conclusion, on va avoir notre fête de fin d’année..là …tout bientôt !

Le passage à une nouvelle année permet toujours de consacrer un peu plus de réflexions à un nouveau départ, des résolutions qui sont souvent plein d’espoir. J’espère que cette année, nous allons être capables de témoigner notre sincère remerciement à notre mère terre et de solliciter la solidarité entre nous, les humains.

Afin, nous passons aussi à la nouvelle année avec plein d’idées, plein de projets à réaliser, des rêves, des défis …. et d’ors et avant, je peux vous dire que j’ai trouvé les miens !

Je vais vous raconter … mais je commence au début.

Voilà que j’ai quitté la belle Suisse et France maintenant déjà 2 mois et avec mon départ, j’ai laissé un beau paysage plein de couleur derrière moi. Il parait que l’hiver est arrivé en grand pas ? Alors profitez bien pour moi, pensez à moi chaque fois quand vous mettez vous bottes de ski, quand vous prenez votre planche dans les mains et que vous survolez la poudreuse ….

J’ai atterrit donc à Bangkok et toute de suite, le climat tropique en période sèche, dite hiver, m’a envahit. Oh quel plaie est ce Bangkok sous cette chaleur ! On transpire toute la journée, la pollution est écrasante, le bruit plus intense, les gens plus exhibitionnistes.
Et quel drôle de ville! Faut que vous voyez ça car pour moi, ce BBK était une surprise après l’autre. Je n’étais pas préparé à ça.

Bangkok est une ville qui ressemble à une caverne d’Ali Baba. On y trouve tout et surtout, on y est les princes, les princesse. Mes amies Orelie et Soso, lesquelles ont fait un beau voyage durant une année (à lire et à profiter sur www.semelles.canalblog.com) m’ont attendues à BBK et m’ont montrés cette ville.
Les quartiers du cuir, des robes de mariages, des bijoux, des fringues, Koahson Road (THE STREET in BBK où des gens des quatre coins de la terre se rencontrent et boivent des bières jusqu’à tard dans la nuit ou plutôt matin), les quartiers des banques, des magasins, des gratte-ciel, l’hôpital universitaire, les temples, les parcs … incroyable, époustouflant.

BBK rangé et ordonné avec ces high-tech buldings


BBK sauvage – Koahson Road

Il faut la visiter cette ville ! Absolument.
Mais pour moi, quelques jours ont suffit. Avec Orelie, on a pris les jambes dans les mains et on s’en est allées de cette ville énorme qui héberge tant de « crazy » personnes, extra orientées.

On est partie tout de suite en Cambodge. Cette profonde envie de visiter nos amis Ariane et Karim sur la petite île Koh Teteung (nom en français : île large) en Cambodge était plus fort que toutes les tentations de consommation de BBK.
L’île Koh Teteung n’a rien à voir avec « large », elle est longue de environ 3km et large de environ 600m, donc toute petite, toute miniscule.
Mais….c’est un paradis sur terre.

Pour l’instant, il n’y a rien sur l’île : pas d’électricité, ni d’eau courante, pas de voitures et feux rouge, ni gratte-ciel ….
C’est un paradis écologique où règne la paix.
Mes amis s’y sont installés pour y construire des petits bungalows de type « Eco Tourisme ».
Et ils ont raison.
Les jours passent en tranquillité et en paix. On se couche avec la levée de la lune et on se lève avec le soleil. Un rythme toute à fait logique, tout à fait agréable.

Nous avons donné un petit coup de main à aménager un peu le terrain. Les 3 semaines ont passé à une vitesse incroyable, on a baigné dans le bonheur, bien loin de toute sorte d’information, de la société.











mercredi 15 octobre 2008

Asie - j'arriiiiive !



Le prochain voyage est dans ma tête depuis mon retour de l'Amérique du Sud en avril dernier.
Je me souviens qu'en attérissant à Genève, je sentais que j'étais prête à partir vers l'este, vers l'Asie et je savais que j'allais le faire encore avant fin de cette année.

L'Asie ... drôle les sentiments qui surgissent dans ma tête:
Rêverie ...
Boudhisme...
Langues etrangères comme le Khmer, le Thai, le Vietnamien...ouffffff!
Plages tropiques, hautes montagnes, plateaux...
Tout en tout un ensemble culturel comme chez nous en Europe - beaucoup de frontières sur un petit terrain avec tant de différences

Asie, j'ai hâte de te découvrir!

mardi 14 octobre 2008

l'envie du voyage

ON dit qu'on est fou.
ON dit qu'on est en train de fuire quelque chose.
Mais ON dit aussi, qu'on est très courageux.
?
Pourquoi le goût des voyages est devenu un besoin si profond?
Pourquoi ça me prends tout bas dans
le coeur, continue en travers de l'estomac et reviens dans mon cerveau juste en pensant à ma chance de detenir cette liberté de voyage?
Cet incroyable goût de joie de pouvoir partir dans des coins si loins, si etrangers, si différents ...
Etranger?
Mais noooooooooon! Vous ne connaissez pas GoogleEarth? Ha!

Dans notre monde si bien modelé et mondialisé, il est devenu pour moi important d'aller voir, sentir et comprendre de ce qui se passe sur notre terre (et c'est pas encore possible avec GoogleEarth, heureuseument!).

Depuis mon retour de l'Amérique du Sud, beaucoup de choses ont changés.
Dans ma tête, dans mon entourage, dans ma façon de voir les choses, de les percevoir.

J'ai vu l'Amérique du Sud - avec ses beautés, ses failles, ses problèmes sociales, politiques et humains - j'ai compris ce continent dans tous ces couleurs, formes, odeurs et vies. Il est vrai que la vie de l'Amérique du Sud n'est pas "très" loin de celle de l'Europe, car finalement, c'étaient nos ancètres qui ont "colonisés et civilisés" ce continent.

Là, maintenant, j'ai envie de découvrir une culture complètement différente de la nôtre.
L'Asie.